Comme le veut l’usage au Japon, l’âtre « ro » qui nous a réchauffé de sa douce chaleur pendant les mois les plus froids cède sa place au braséro « furo » et à sa bouilloire « kama ». Au Pavillon des Nuages, c’est l’occasion de retrouver notre chère kama en fonte de Nambu, en forme de cloche et au motif de pin sous le vent « matsu kaze », comme le chant que fait l’eau dans la bouilloire chauffée par les braises et qui évoque pour qui sait l’entendre la rumeur que fait le vent dans la cime des grands pins.
« matsu kaze 松風 » , ce sont aussi ces deux caractères calligraphiés dans le tokonoma, « le vent dans les pins »… même si l’on réserve habituellement cette calligraphie aux mois les plus chauds de l’été (pour la fraîcheur évocatrice de ces deux mots).
Et dans la chambre de thé tout à sa concentration, Jean-Marie inlassablement, répète les gestes du thé léger avec le brasero « furo » qui restera en place jusqu’à l’automne prochain.






































































