Deux propositions pour ce dernier atelier de l’année. Deux « zen go » (paroles zen) qui se complètent plutôt bien et qui étaient parfaitement accordés à cette belle journée de ce samedi 12 juin. Belle journée d’été, un peu chaude mais nous avons commencé par le thé dans la fraîcheur matinale, afin de faire connaissance autour d’un bon bol de thé fumant. Dans le tokonoma, des fleurs de saison et une calligraphie de Yoko Amiel : NICHI NICHI KORE KOUJITSU… « Chaque jour est un bon jour », et c’était vrai que ce 12 juin était un bon jour !
NICHI NICHI KORE KOUJITSU (日々是好日), « Chaque jour est une belle journée », ou bien « chaque jour mérite d’être vécu », et sinon, tout simplement « Carpe Diem »… C’est l’idée qui se cache derrière ces mots tirés de l’enseignement zen: … il faut aimer chaque journée. Peu importe ce qu’elle nous réserve, vivre chaque instant, s’ouvrir à la vie qui est là pour nous, chaque jour. C’est aussi le titre japonais du film magnifiquement joué par la regrettée Kirin Kiki : Dans un Jardin que l’on dirait éternel ».
Après un excellent déjeuner en terrasse en compagnie de nos hôtes Fabie et Patrick ;
Yoko nous a guidés sur quelques respirations dans le jardin ombragé accompagnés par le chant des oiseaux, tout un programme ! Et c’est parfaitement détendus que nous avons pu effectuer les exercices de calligraphie proposés par Yoko afin de tracer avec calme et concentration les caractères choisis.
Au programme et au choix : NICHI NICHI KORE KOUJITSU (qui n’est plus à présenter) et ICHI GO ICHI E.
ICHI GO ICHI E :
Ichi go ichi é (一期 一会) que l’on peut traduire par « un moment, une rencontre », est un des concepts essentiels qui sont au coeur de la cérémonie du thé, mais également dans tous les arts issus de la philosophie zen . Dans ces quelques mots, c’est l’idée que toute rencontre , tout évènement de la vie est unique et éphémère. Impermanence des êtres et des choses, des situations qui font pourtant notre quotidien. Ichi go ichi e, tel un mantra, vient nous rappeler la fragilité de l’instant présent , et l’attention que l’on se doit de porter à chaque moment, en conscience.
Et que ce soit pour nos apprentis calligraphes du jour ou pour Yoko, Fabie, Patrick et moi-même, ce moment , cette rencontre , c’était juste du bonheur.














































































