BAMBOUS, SAULES PLEUREURS ET HIRONDELLES…

… C’est le thème choisi par Ayuko pour illustrer le début de l’été, lors de son atelier du 5 juin. Unique date pour cette année qui a eu un grand succès avec 12 inscrits, ce qui nous a amené à faire 3 groupes pour que tout ce monde puisse participer et surtout avoir une chance de pouvoir partager le thé dans le petit Pavillon des Nuages !

Grande tablée en revanche chez Fabie qui nous a concocté comme à son habitude un excellent repas tout en japonaiseries de toutes sortes, belle ambiance autour d’une table que l’on a eu du mal à quitter pour les ateliers de l’après-midi !

Et le résultat est là, même si l’on débute en aquarelle, grâce aux conseils bienveillants d’Ayuko, les sourires étaient accrochés sur tous les visages, et les kakemonos je n’en doute pas, auront trouvé une place de choix dans chaque maison.

F72FF467-5213-4F9A-A97A-D3EF752DCEB0251B8505-2371-4061-B1EC-C50F34D5C445Info de dernière minute: retrouvez Ayuko au Jardin Des Martels les 3 et 4 juillet prochains lors du Festival du Lotus. Plus d’info ici :

https://www.jardinsdesmartels.com/festival-du-lotus

NICHI NICHI KORE KOUJITSU & ICHI GO ICHI É

Deux propositions pour ce dernier atelier de l’année. Deux « zen go » (paroles zen) qui se complètent plutôt bien et qui étaient parfaitement accordés à cette belle journée de ce  samedi 12 juin. Belle journée d’été, un peu chaude mais nous avons commencé par le thé dans la fraîcheur matinale, afin de faire connaissance autour d’un bon bol de thé fumant. Dans le tokonoma, des fleurs de saison et une calligraphie de Yoko Amiel : NICHI NICHI KORE KOUJITSU… « Chaque jour est un bon jour », et c’était vrai que ce 12 juin était un bon jour !

NICHI NICHI KORE KOUJITSU (日々是好日), « Chaque jour est une belle journée », ou bien « chaque jour mérite d’être vécu », et sinon, tout simplement « Carpe Diem »… C’est l’idée qui se cache derrière ces mots tirés de l’enseignement zen: … il faut aimer chaque journée. Peu importe ce qu’elle nous réserve, vivre chaque instant, s’ouvrir à la vie qui est là pour nous, chaque jour. C’est aussi le titre japonais du film magnifiquement joué par la regrettée Kirin Kiki : Dans un Jardin que l’on dirait éternel ».

Après un excellent déjeuner en terrasse en compagnie de nos hôtes Fabie et Patrick ; repas 12 juinYoko nous a guidés sur quelques respirations dans le jardin ombragé accompagnés par le chant des oiseaux, tout un programme ! Et c’est parfaitement détendus que nous avons pu effectuer les exercices de calligraphie proposés par Yoko afin de tracer avec calme et concentration les caractères choisis.

Au programme et au choix : NICHI NICHI KORE KOUJITSU (qui n’est plus à présenter) et ICHI GO ICHI E.

ICHI GO ICHI E :

Ichi go ichi é (一期 一会) que l’on peut traduire par « un moment, une rencontre », est un des concepts essentiels qui sont au coeur de la cérémonie du thé, mais également dans tous les arts issus de la philosophie zen . Dans ces quelques mots, c’est l’idée que toute rencontre , tout évènement de la vie est unique et éphémère. Impermanence des êtres et des choses, des situations qui font pourtant notre quotidien. Ichi go ichi e, tel un mantra, vient nous rappeler la fragilité de l’instant présent , et l’attention que l’on se doit de porter à chaque moment, en conscience.

Et que ce soit pour nos apprentis calligraphes du jour ou pour Yoko, Fabie, Patrick et moi-même, ce moment , cette rencontre , c’était juste du bonheur.

 

ATELIER CALLIGRAPHIE JAPONAISE – MÉDITATION ET CÉRÉMONIE DU THÉ

Dans le Pavillon de Thé, l’alcôve tokonoma fait l’objet de beaucoup d’attention. C’est en effet dans ce petit espace que le maître de cérémonie pourra témoigner à ses hôtes toute l’importance que revêt cette rencontre autour du thé. Pour ce faire, l’officiant choisit avec soin la calligraphie qu’il placera au centre du tokonoma.

Cette calligraphie, composée d’un ou plusieurs caractères tracés au pinceau reflète à elle seule le thème de la réunion de thé. Elle évoque en quelques mots la magie de l’instant , et elle est toujours accompagnée d’un bouquet de saison (chabana).

Afin d’ aider à la concentration, recentrer l’énergie intérieure et harmoniser votre souffle avec le mouvement du pinceau, Yoko Amiel, artiste japonaise diplômée des Beaux Arts de Tokyo (voir son travail ici) vous propose des méditations guidées avant de calligraphier des pensées inspirées de l’art du thé. Ouvert à tous , débutants et confirmés. Le matériel est fourni.

Chaque jour est un bon jour ...calligraphie de Yoko Amiel
Chaque jour est un bon jour …calligraphie de Yoko Amiel

 

Informations Pratiques :

Cet atelier s’adresse à un petit groupe de 5 personnes maximum. L’accueil des participants se fait à partir de 10h00 à la Maison d’Hôtes «Aux Jardins de Fabie» Chemin de Pelimbert, 31570 Bourg-Saint-Bernard. Après un temps dédié à la pratique de la méditation, Yoko vous guidera sur la voie de l’encre .

Nous serons ensuite accueillis par Fabienne à sa Table des Jardins de Fabie, pour un déjeuner d’inspiration japonaise, avant de nous rendre au Pavillon des Nuages pour la Cérémonie de Thé de l’après-midi.

Plus d’info ici⇐

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Changement de saison !

Comme le veut l’usage au Japon,  l’âtre « ro » qui nous a réchauffé de sa douce chaleur pendant les mois les plus froids cède sa place au braséro « furo » et à sa bouilloire « kama ». Au Pavillon des Nuages, c’est l’occasion de retrouver notre chère kama en fonte de Nambu, en forme de cloche et au motif de pin sous le vent « matsu kaze », comme le chant que fait l’eau dans la  bouilloire chauffée par les braises  et qui évoque pour qui sait l’entendre la rumeur que fait le vent dans la cime des grands pins.

« matsu kaze 松風 »  , ce sont aussi ces deux caractères calligraphiés dans le tokonoma, « le vent dans les pins »… même si l’on réserve habituellement cette calligraphie aux mois les plus chauds de l’été (pour la fraîcheur évocatrice de ces deux mots).

matsu kazeEt dans la chambre de thé tout à sa concentration, Jean-Marie inlassablement, répète les gestes du thé léger  avec le brasero « furo » qui restera en place jusqu’à l’automne prochain.

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kama : détail du pin sous le vent « matsukaze »

 

 

 

Fin de Saison au Pavillon

Les derniers jours d’avril marquent la fin de la saison du « ro », ce foyer enterré qui est tant aimé des gens du thé ! Placé entre le maître de cérémonie « Teishu » et les invités, il garde les charbons bien au chaud pendant tout le temps de la rencontre de thé, permettant ainsi à la bouilloire « Kama » de monter tranquillement en température dans un chant caractéristique qui rappelle le vent dans les pins (matsukaze). Le « ro »,  enfin, participe d’une ambiance chaleureuse et accueillante, les invités et l’hôte se faisant face pendant tout le temps du partage du thé.
Pour honorer ce « ro » qui nous a accompagnés tout au long des derniers mois (le « ro » est en service du 1er novembre au 30 avril) en nous prodiguant sa douce chaleur, j’ai « habillé » le foyer d’un cadre de bois « robuchi » un peu particulier, réalisé  dans du bois de cèdres millénaires issus du sanctuaire de la déesse Amaterasu à Ise.

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Dans le tokonoma, une maxime zen (zen go) comme de celles que nous fait tracer Yoko. Sur ce rouleau , le maître calligraphe a écrit « ro dô dô – 露堂堂» . Ces 3 caractères sont un « raccourci » de la maxime qui dans son intégralité se lit : « Mei-rekireki , ro dô dô – 明歴々露堂堂  » . Bien que le mot se prononce de la même façon,  « ro » ici n’est pas le foyer, avec ses braises rougeoyantes ;  le mot « ro » de « ro dô dô » est le même que dans « roji », le chemin de rosée qui mène au Pavillon de thé ; « ro » de la « rosée » du matin, petites gouttelettes d’eau, qui sont là pour nous rappeler le caractère transitoire de nos vies . La goutte de rosée est vive et lumineuse (mei-rekireki), d’une évidence absolue et magnifique ( dô dô) , ici et maintenant ; et il en est de même pour tout, pour qui se donne la peine de regarder , en toute spontanéité.

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Découverte de l’Art du Thé et Kimonos

Comme je vous le disais dans un précédent article , il fait bon déambuler dans le jardin qui sert d’écrin au Pavillon des Nuages . Depuis peu, un petit , tout petit sentier a même fait son apparition au milieu des bambous, et avec beaucoup d’imagination,   on pourrait presque se transporter dans la bambouseraie de Arashiyama à Kyoto …

Pour Sarah et Samuel, le voyage commence par un petit moment auprès d’Anita afin de choisir le kimono  qu’ils vont revêtir pour l’occasion.

Anita aide au choix du kimono

Habillés par Anita,  quelques prises de vues dans le jardin pour le souvenir…

Et enfin la découverte du Pavillon des Nuages, à l’ombre du noisetier ; se purifier au tsukubai et bientôt le gôut du thé, dans le calme de cet après-midi printanière.

Les cérémonies du thé et habillage en kimono sont ouvertes aux petits groupes de 4 personnes maximum sur réservation.  N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information.

 

Printemps au Pavillon des Nuages

Il n’y a pas de doutes à avoir, le printemps est bien là. Au Pavillon des Nuages, les arbres et les fleurs se donnent des airs de jardin japonais, et il fait bon flâner sur le chemin qui mène au Pavillon. Cette année encore, les ateliers restent vides, situation sanitaire oblige, et c’est bien triste de ne pouvoir partager ce petit bout de Japon avec vous. Espérons que les prochaines dates -hors confinement- nous permettront de rattraper un peu de bons moments… Les inscriptions pour les dates suivantes restent ouvertes :

  • 28/05 : Art du kimono et Cérémonie du Thé
  • 29/05 : Calligraphie-Méditation et Cérémonie du Thé
  • 5/06 : Kakemono et Cérémonie du Thé
  • 12/06 : Calligraphie-Méditation et Cérémonie du Thé
  • 25/06 : Art du kimono et Cérémonie du Thé

Et pour le plaisir des yeux, quelques images du jardin qui vous attend !

À bientôt alors ? Et en attendant, prenez grand soin de vous.

 

Pêle Mêle 2020 (juillet)

Juillet : Sortie du livre « Kimono – Sentir la Saison sur Soie »

Pendant le premier confinement, Anita Henry et Corinne Déchelette ont travaillé avec passion à la réalisation de leur livre :  « Kimono – Sentir la Saison sur Soie ». Un très bel  ouvrage où 3 arts se rencontrent : KITSUKE ( l’art de se vêtir d’un kimono), ORIGAMI (l’art du pliage du papier washi) & HAIKU (l’art des poèmes japonais en 17 syllabes) .  Saisons, couleurs et motifs, matières,  différentes sortes de kimonos selon les occasions,  obis et autres accessoires,  pliages et nouages qui constituent tout l’univers de cet habit de soie, tout cela est expliqué à grand renfort de photos et dessins exquis, le tout joliment illustré de façon très pédagogique par les créations en papier origami de Corinne Déchelette.

Ce livre peut être commandé en ligne ici

Anita et Corinne devant le Pavillon des Nuages, en page 3 du livre  Kimono

 

Art du Kimono du 20 juillet 2020

Atelier Kimono et Cérémonie du thé , pour Hélène, Marie et Carole, le 20 juillet 2020

… oui, je sais, il était temps !  cet article n’est pas de saison. Mais vu le peu d’ateliers que nous pouvons conserver en cette époque compliquée, cet agréable moment de juillet a ici et maintenant toute sa place.

image00002Pour cette journée au cœur de l’été, Hélène a choisi un yukata en coton d’une douce couleur vert amande avec un motif de longues fines pétales blanches, accompagné d’une ceinture de type Hanhaba Obi * d’été avec un motif de châton d’un côté et de l’autre un motif floral. Anita a joué sur ce contraste, pour nouer la ceinture en forme de O-taikô, (noeud tambour) mais en laissant ressortir les deux motifs. Cela donne un résultat très moderne.

Il a suffit à Carole de toucher ce kimono en soie d’été, couleur bleu ciel, avec des motifs de fleurs de Lespédèze, typique de la saison, pour avoir envie de ressentir la fraîcheur de la soie sur elle. La légèreté de ce kimono est inégalée… Quant au choix de la ceinture, au départ elle a choisit un large Nagoya Obi avec un motif de Cormorans, mais s’est laissée finalement séduire comme Hélène, par la diversité des noeuds que l’on peut créer avec cette ceinture plus étroite : Hanhaba Obi.

Marie, de même, avait le souhait de d’habiller de soie. Elle a choisi un kimono d’été en soie blanche avec un imprimé de fleurs au bord d’un ruisseau. Il ne manquait que la ceinture. Son choix a été rapide. Parmi les obi proposées par Anita, un rouge avec des canards tissés sur de la soie sauvage a tout de suite plu à Marie. L’ensemble était rehaussé par le Obiage* et Obijime* de couleur bleu claire comme l’eau dans le ruisseau…

  • Hanhaba obi : ceinture de demi-largeur, environ 15 cm, elle est réservée aux utilisations informelles et peut être portée avec les kimono de type komon et les yukata.
  • Obiage : fine ceinture en soie (crêpe de soie, ou satin, viscose) qui se porte avec un obi large et enveloppe le obi makura (coussinet placé dans le dos) pour le maintenir en place. Les extrémités se nouent sur le devant, sous le obi et ne dépassent que de quelques cm au dessus du obi.
  • Obijime: Longue cordelette en soie (env. 1m50) qui est indispensable au bon maintien d’un obi large et est aussi un élément décoratif important qui apporte une touche de couleur supplémentaire à la tenue.

Pêle Mêle 2020 (mars à juin)

Mis à part le programme des ateliers pour la reprise que j’ai réussi à mettre en ligne il y a quelque temps, je reconnais que je suis un peu à la traîne pour vous relater  les derniers évènements qui ont eu lieu au Pavillon des Nuages, depuis le confinement.

Le printemps cette année, c’est d’abord ce magnifique Arum qui est venu illuminer le tokonoma et le sous bois du tsukubai

En Mai, c’est en toute confidentialité que le petit jardin qui borde le rôji s’est paré de jolies fleurs de thym, d’ancolies, d’euphorbes et giroflées…

IMG_4803… pendant que flottaient au vent les koinobori , carpes colorées qui célèbrent les enfants le 5 mai.

5BAA8894-6FA6-46DA-A66B-B4A462021166Et fin Mai, enfin, on se déconfine. Le Pavillon ré-ouvre progressivement ses shojis,  et quelques élèves de chanoyu, Anita et Sylvie, viennent retrouver les gestes du thé léger.

Quelques jours plus tard, en Juin, les hortensias annoncent fièrement le début de l’été. Anita s’en doutait, car c’est vêtue d’un ravissant kimono orné de ces mêmes fleurs qu’elle est venue pour sa leçon de thé.